Faire collaborer les étudiant·e·s d’horizon divers (Titre provisoire)

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Faire collaborer les étudiant·e·s d’horizon divers (Titre provisoire)

Organiser ou participer à des sessions de travail en équipe d’étudiant·e·s requiert des connaissances et compétences particulières tant pour les enseignant·e·s que pour les étudiant·e·s. Parmi celles-ci, cet ouvrage se focalise sur la notion d’inclusion et plus particulièrement sur les dispositifs pédagogiques inclusifs proposés par les enseignant·e·s qui intègrent les étudiant·e·s de divers horizons comme partie prenante de la démarche.


Présentation

Si le travail en équipe est souvent un moyen d’enseignement, force est de constater qu’il n’en fait que rarement l’objet. Pourtant, travailler en équipe requiert des connaissances et des compétences particulières (Lison et Denis, À paraître; Villeneuve, 2011), non seulement de la part des enseignant·e·s, mais également de la part des étudiant·e·s. Au-delà du travail pédagogique pour lequel l’enseignant·e peut s’appuyer sur des cadres de référence ou des expérimentations menées par d’autres collègues, nous devons reconnaître que celui-ci ne peut être réalisé adéquatement sans une connaissance et une compréhension des différents étudiant·e·s qui composent ou sont susceptibles de composer le groupe, notamment celles et ceux que l’on dit “à besoins particuliers” ou en situation de handicap. Celles-ci et ceux-ci sont de plus en plus nombreux·e·s dans les établissements d’enseignement supérieur (Doucet et Filion, 2016). Afin de dépasser les représentations que peuvent avoir les actrices et les acteurs des établissements d’enseignement supérieur de ces étudiant·e·s, nous considérons que des actions peuvent être mises en place, sans nier les difficultés potentielles.

Afin de pallier certaines d’entre elles, nous avons vu apparaître, au cours des dernières années, des approches de l’enseignement et de l’apprentissage visant l’inclusion de toutes et de tous. Parmi celles-ci, mentionnons la conception universelle de l’apprentissage. L’objectif de cette dernière est de penser l’inclusion de tous les apprenant·e·s en mettant en place des pratiques pédagogiques permettant à chacun de réussir, et ce, malgré les
différences, mais aussi de développer leur potentiel et leur autonomie. Quelle que soit la démarche retenue, il importe (1) de favoriser les apprentissages en mettant en oeuvre des stratégies pédagogiques diversifiées et flexibles; (2) de prendre en considération la dimension affective de l’apprentissage en considérant l’importance du climat et du sentiment de de présence; et (3) de viser le développement de stratégies cognitives et métacognitives
de haut niveau par les étudiant·e·s. Si cela peut sembler “facile à faire”, il importe de comprendre que l’enseignant·e ne peut être la seule actrice ou le seul acteur de cette démarche. En effet, les étudiant·e·s doivent être partie prenante de la démarche.

Comment amener les étudiant·e·s à s’inscrire dans une démarche d’inclusion de leurs pairs? Nous pensons ici non seulement à celles et ceux dits “à besoins particuliers”, mais également aux étudiant·e·s étranger·ère·s. Les expériences montrent que le travail en groupe interculturel peut être extrêmement porteur, mais il compte également son lot de difficultés, pouvant amener au renforcement des stéréotypes (Popica, 2020). Dès lors,
comment amener les étudiant·e·s à développer une identité commune permettant les cibles d’apprentissage? Nous pouvons envisager que les stratégies pédagogiques mises en place par l’enseignant·e est un levier potentiel, mais ce n’est pas suffisant pour penser le succès de ces groupes interculturels.

Au-delà de ce qui se passe dans la classe, c’est-à-dire avec les enseignant·e·s et les étudiant·e·s, nous ne pouvons passer sous silence l’importance de la prise de position institutionnelle en termes d’inclusion scolaire. Comment l’institution encourage-t-elle la mise en place de dispositifs pédagogiques collaboratifs ou de stratégies pédagogiques inclusives? Comment reconnaît-elle ou valorise-t-elle l’investissement des enseignant·e·s et des étudiant·e·s dans ce type de projet?

Doucet, M. & Philion, R. (2016). L’inclusion des étudiants en situation de handicap au postsecondaire : besoins, défis et enjeux. Éducation et francophonie, 44(1), 1–8. https://doi.org/10.7202/1036169ar

Villeneuve, L. (2011). Comment travailler en équipe de façon efficace : guide d’information destiné aux étudiants. Presses de l’Université du Québec.

Directeur·trice(s) d’ouvrage

  • Emmanuel Sylvestre
  • Christelle Lison

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